Le montant total passe désormais à 961 millions d'euros, contre 1,4 milliard d'euros évalués en janvier. Cela représente une baisse d'environ 445 millions d'euros.
Une baisse liée au retrait du projet niçois
Cette révision s'explique notamment par le transfert du pôle glace de Nice à Lyon. D'après la Solideo, ce changement évite la construction de nouveaux équipements à Lyon.
En janvier, la quarantaine d'ouvrages prévue pour les JO 2030 comprenait les sites de compétition, les villages d'athlètes, ou encore les voies d'accès prioritaires. La contribution publique avait alors été estimée à 869 millions d'euros, répartie entre l'État, les régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Auvergne-Rhône-Alpes, ainsi que d'autres collectivités. Plus de 500 millions d'euros devaient aussi venir d'opérateurs privés, principalement des promoteurs immobiliers.
Dans son nouveau cadre financier, la Solideo indique que l'enveloppe globale des concours publics s'élève désormais à 665 millions d'euros, soit une baisse de 204 millions d'euros.
Le complexe omnisports de Nice abandonné
Au printemps, la carte des sites a été modifiée après la décision de rapatrier à Lyon les épreuves de glace. Ce changement est intervenu après le refus du nouveau maire de Nice, Éric Ciotti, d'installer une patinoire provisoire dans le stade de football de la Baie des Anges.
Interrogé par l'AFP, le directeur général de la Solideo, Damien Robert, résume ainsi la situation :
"La maquette financière se resserre. On a pris en compte l'abandon du cluster de Nice, qui a évidemment un impact financier important : le plus gros changement, c'est le fait que le complexe omnisports de Nice, 100% financé par le public et qui était l'ouvrage de loin le plus coûteux, a été abandonné."
Ce complexe niçois était estimé à environ 200 millions d'euros. Son abandon pèse donc fortement dans la baisse globale de la facture.
Moins de dépenses publiques, mais aussi moins d'héritage
Pour Damien Robert, le projet va désormais "coûter moins cher pour les finances publiques, qu'elles soient locales ou nationales" même s'il y aura "un peu moins d'héritage, notamment sportif" sans la construction du complexe prévu à Nice.
Autrement dit, le changement de site réduit les besoins en constructions nouvelles, ce qui allège mécaniquement l'investissement.
À notre micro, le maire de Lyon Grégory Doucet avait mis en avant l'ambition portée autour de ces Jeux :
"L'idée, c'est de faire de ces JOP une grande fête populaire. L'olympisme porte en lui ces grandes valeurs d'universalisme et a vocation à réunir tout le monde. Le 2e enjeu, c'est d'assurer un bon niveau d'écoresponsabilité de ces jeux. On a su faire, par exemple, les EuroGames, la Coupe du monde de rugby, les demi-finales du Top 14, avec cette ambition d'éco-responsabilité. Je veux pouvoir contribuer à faire en sorte que ces jeux soient véritablement des jeux verts."
Cette déclaration s'inscrit dans un contexte où le transfert à Lyon est présenté, par la Solideo, comme une solution moins coûteuse en infrastructures nouvelles.
FAQ
Pourquoi le budget des infrastructures des JO Alpes 2030 baisse-t-il ?
La baisse est liée notamment au transfert du pôle glace de Nice à Lyon, qui évite la construction de nouveaux équipements, ainsi qu'à l'abandon du complexe omnisports prévu à Nice.
Quel est le nouveau montant des investissements prévus ?
Selon la Solideo, les investissements prévus s'élèvent désormais à 961 millions d'euros, contre 1,4 milliard d'euros estimés en janvier.


