Les autres peines sont tombées
Outre Gaël Perdriau, deux autres prévenus avaient fait appel dans ce dossier.
Son ancien adjoint à l'Éducation et auteur de la vidéo, Samy Kéfi-Jérôme, reste condamné à trois ans de prison ferme. Son ex-compagnon, concepteur du piège, Gilles Rossary-Lenglet, a vu sa peine ramenée à deux ans ferme contre trois auparavant.
L'ancien directeur de cabinet du maire, Pierre Gauttieri, n'avait pas fait appel de sa condamnation à deux ans de prison ferme.
Mise à jour à 9h20
Retour à la case prison pour Gaël Perdriau
Le couperet est tombé pour l'ancien maire de Saint-Étienne.
La cour d'appel de Lyon vient de le condamner à cinq ans de prison, dont quatre ans ferme, dans l'affaire du chantage à la sextape. Soit la même peine qu'en première instance.
Gaël Perdriau a été reconnu coupable de l'ensemble des faits qui lui sont reprochés : chantage, détournement de fonds publics et participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre un délit.
La cour a également décidé un mandat de dépôt, ce qui veut dire qu'il retourne en prison. Dernier recours pour lui : le pourvoi en cassation.
Article d'origine
Gaël Perdriau va-t-il retourner en prison ?
C'est ce jeudi matin que la cour d'appel de Lyon doit rendre son arrêt dans l'affaire dite du chantage à la sextape à la mairie de Saint-Étienne, trois mois après le deuxième procès dans ce dossier.
Cinq jours d'audience qui n'avaient pas bouleversé finalement la lecture des faits, en juin dernier. Gaël Perdriau a continué de clamer son innocence, contestant avoir été le commanditaire du piège tendu à son ancien premier adjoint, Gilles Artigues.
L'ancien maire de Saint-Étienne a tout de même créé la surprise lors du dernier jour d'audience, en évoquant pour la première fois publiquement des viols dont il aurait été victime entre 7 et 12 ans. Un traumatisme qui expliquerait, selon lui, certaines de ses réactions et de ses silences.
Pas de quoi faire changer d'avis l'avocat général qui a requis à son encontre cinq ans de prison, dont trois ferme (soit un an de moins qu'en première instance), et dix ans d'inéligibilité.
À noter que son ancien adjoint à l'éducation, Samy Kéfi-Jérôme, et l'ex-compagnon de celui-ci, Gilles Rossary-Lenglet, seront également fixés sur leur peine ce jeudi.
Les prévenus, qui restent présumés innocents, pourront encore se pourvoir en cassation.
►Police - Justice
PODCAST - Radio SCOOP Explore, épisode 3 : "Chantage à la mairie de Saint-Étienne"
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