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ETUDIANTS SANS MASTER : LES PROBLÈMES D'AFFECTATION ONT TRIPLÉ EN QUATRE ANS

Vendredi 23 Juillet - 05:20

Actu. locale


Un étudiant - illustration - © DR
Chaque été, le même problème revient et il prend de l'ampleur. Des étudiants ayant pourtant validé leur licence, parfois même avec mention, ne parviennent pas à s'inscrire en master. Le syndicat UNEF dénonce une sélection qui ne dit pas son nom.

Après une année universitaire marquée par la pandémie, les étudiants arrivés en fin de licence font parfois face à une toute autre épreuve : trouver une place en Master 1. Refus par dizaines, liste d'attente... L'UNEF dénonce le manque de places et l'insuffisance des moyens alloués à l'enseignement supérieur.

Les notes comme critère ?


Dès le début du mois de juillet, les témoignages se sont multipliés sur les réseaux sociaux, derrière le mot clé #EtudiantsSansMaster. "Il y a le motif des notes insuffisantes qui pour nous ne passe pas puisqu'une fois la licence validée on considère que les étudiants ont le droit de s'inscrire en master. Et puis il y a des raisons encore plus absurdes", dénonce Mayke Fustier, président de l'UNEF Auvergne.

"Parfois les étudiants ne sont pas acceptés car le master ne correspond soit disant pas à leur licence. Mais on a des étudiants qui ont validé leur licence d'Administration Economique et Sociale et qui sont refusés en master droit administratif du secteur sanitaire et social qui est pourtant dans la continuité directe de la formation", poursuit l'étudiant en sociologie.

"Il ne faut pas oublier que finalement, les plus touchés restent les plus précaires. Ceux qui ne peuvent pas postuler en dehors de leur fac parce qu'ils vivent chez leurs parents, qu'ils ont un travail... Il y a des étudiants étrangers qui ont des démarches en préfecture...".

Dans certains cas, si aucune solution n'est trouvée, des recours sont possibles notamment auprès du rectorat concerné. Mais plusieurs conditions sont à remplir, notamment en terme de délais. Plus d'infos ici.



Bientôt une nouvelle plateforme


Dans son rapport annuel publié ce mardi, la médiatrice de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur fait état d'une hausse des saisines pour les admissions en master passant de 131 en 2019 à 287 en 2020. Soit une hausse de +119%.

"Depuis quatre ans, le nombre de saisines à propos de l'affectation en master a presque triplé", peut-on lire dans le rapport qui poursuit :

"Au-delà de la question structurelle des capacités d'accueil en master, qui sont nettement insuffisantes dans certaines formations mais relèvent d'enjeux budgétaires sortant du champ de compétence de la médiation, il est sans doute possible d'améliorer la procédure d'affectation (...)"

Justement, la ministre de l'enseignement supérieur Frédérique Vidal a annoncé la création de 4.400 places en master d'ici à la rentrée. Des places en plus qui concerneraient les formations les plus en tension. Le ministère promet aussi un nouveau mode de gestion des flux inspiré de Parcoursup pour la rentrée 2022.

"On est toujours content de savoir que des places supplémentaires sont prévues, souligne Mayke Fustier de l'UNEF, mais si derrière, il n'y pas de recrutement d'enseignants, de personnels administratifs... Le problème n'est pas réglé. Il faut des moyens supplémentaires", conclut l'étudiant qui invite les étudiants en difficultés à se rapprocher du syndicat.