La décision vise un scrutin particulièrement serré. Au second tour, la liste conduite par Idir Boumertit, également député, l'avait emporté face à la maire communiste sortante Michèle Picard avec un écart très réduit. Les sources évoquent un différentiel de 24 ou 25 voix, ce qui a renforcé le poids des irrégularités relevées par la justice.
Des irrégularités sur la liste RN-UDR
Au cœur du dossier figurent des fausses déclarations de domiciliation concernant Quentin Taïeb, tête de liste RN-UDR, ainsi que certains de ses colistiers. Selon les éléments repris par l'AFP et cités par plusieurs médias, la rapporteuse publique avait estimé qu'il existait une "intention frauduleuse".
Le tribunal administratif a suivi cette analyse. Sa décision précise que "les opérations électorales qui se sont tenues les 15 et 22 mars 2026 à Vénissieux pour l'élection des conseillers municipaux sont annulées dans leur ensemble". La tête de liste RN a en outre été déclarée inéligible pour une durée de 24 mois.
La liste RN-UDR était arrivée en quatrième position au second tour avec 1.361 suffrages. Pour la juridiction, les irrégularités constatées, combinées au très faible écart entre les deux premières listes, étaient de nature à remettre en cause la sincérité de l'ensemble du scrutin.
Un recours déposé après le scrutin
La procédure faisait suite à un recours déposé après l'élection. Selon une des sources, ce recours émanait de Pascal Dureau, candidat centriste arrivé troisième au premier tour avec 20,44 % des suffrages. Il contestait notamment les conditions de participation de la liste conduite par Quentin Taïeb.
La réaction d'Idir Boumertit
Après l'audience, Idir Boumertit avait réagi sur le réseau social X. Il avait affirmé avoir "gagné à la loyale", se disant "victime de pratiques qui sont de l'entière responsabilité d'un de (ses) adversaires et des autorités chargées des élections".
Cette annulation touche l'une des prises les plus symboliques de LFI dans la métropole lyonnaise. En mars, le mouvement s'était notamment imposé à Vénissieux, commune de 65.000 habitants historiquement dirigée par le Parti communiste français.
Quelles suites possibles ?
En matière de contentieux électoral, le recours possible est désormais un pourvoi devant le Conseil d'État. À ce stade, les parties ne s'étaient pas exprimées sur une éventuelle suite judiciaire, selon les sources reprises par l'AFP.
Si le Conseil d'État confirmait l'annulation, un nouveau scrutin devrait être organisé dans un délai de six semaines. Plusieurs articles soulignent toutefois la difficulté du calendrier, avec l'élection présidentielle prévue en avril et au début du mois de mai.
Le dossier de Vénissieux s'inscrit dans un contexte plus large. D'autres recours ont été déposés dans des communes de la métropole de Lyon remportées par LFI, notamment à Vaulx-en-Velin et à Saint-Fons, avec là aussi des annulations ou des demandes d'annulation évoquées par les sources.
FAQ
Pourquoi l'élection municipale de Vénissieux a-t-elle été annulée ?
Le tribunal administratif de Lyon a annulé le scrutin en raison d'irrégularités sur la liste RN-UDR, notamment de fausses déclarations de domiciliation jugées frauduleuses.
Qui était concerné par ces irrégularités ?
Les irrégularités concernaient Quentin Taïeb, tête de liste RN-UDR, ainsi que certains de ses colistiers, selon les sources citées.
Quelle sanction a été prononcée contre la tête de liste RN ?
Le tribunal administratif a déclaré Quentin Taïeb inéligible pour 24 mois.
Que peut-il se passer maintenant ?
Les parties peuvent saisir le Conseil d'État. Si l'annulation est confirmée, un nouveau scrutin devra être organisé sous six semaines.
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