Cinq personnes ont été mises en examen jeudi dans le cadre de l'enquête sur la mort de Quentin Deranque, un militant d'ultradroite tué à Lyon en février. Avec ces nouvelles poursuites, 14 personnes sont désormais mises en cause dans cette affaire.
Selon le parquet de Lyon, les cinq suspects sont poursuivis pour "participation à une association de malfaiteurs en vue de préparer un délit".
Quatre d'entre eux sont également mis en examen pour "violences aggravées", notamment en raison de l'utilisation ou de la menace d'une arme, de violences commises en réunion et du fait que certains auteurs auraient dissimulé leur visage.
Le procureur de Lyon, Thierry Dran a par ailleurs demandé le placement en détention provisoire de trois des cinq personnes mises en examen.
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L'enquête sur la mort de Quentin Deranque, un militant d'ultradroite âgé de 23 ans, se poursuit à Lyon. Huit personnes ont été interpellées mardi dans l'agglomération lyonnaise dans le cadre des investigations menées par la justice, ont indiqué ce jeudi à l'AFP des sources proches de l'enquête.
Selon des sources proches du dossier, ces personnes sont "soupçonnées d'avoir pris part aux affrontements et aux violences" qui ont éclaté le 12 février dernier. En revanche, "elles ne sont pas accusées d'avoir porté les coups" qui ont provoqué la mort du jeune homme.
Cinq suspects présentés à la justice
Le parquet de Lyon a indiqué que cinq des personnes interpellées, dont au moins une femme, sont actuellement présentées aux juges d'instruction du tribunal judiciaire de Lyon.
Ces nouvelles interpellations s'inscrivent dans une information judiciaire ouverte notamment pour "meurtre, participation à une association de malfaiteurs et violences aggravées".
Neuf militants d'ultragauche ont déjà été mis en examen dans cette affaire.
Une agression mortelle en février
Âgé de 23 ans, Quentin Deranque appartenait à la mouvance de l'ultradroite lyonnaise. Le 12 février, il avait été violemment frappé par plusieurs personnes encagoulées après des affrontements entre militants d'ultragauche et d'ultradroite. Il était décédé deux jours plus tard des suites de ses blessures.
Les violences avaient éclaté en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
D'autres enquêtes en cours
Parmi les personnes déjà mises en cause figurent notamment des membres du mouvement antifasciste dissous La Jeune Garde, ainsi qu'un assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault.
Parallèlement, le parquet de Lyon a également ouvert une enquête préliminaire concernant les violences qui auraient été commises le même jour par des militants d'ultradroite.
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