Serge Gainsbourg

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Serge Gainsbourg, de son vrai nom Lucien Ginsburg, est né le 2 avril 1928 à Paris et mort le 2 mars 1991 aussi à Paris. Auteur, compositeur, interprète, cinéaste et chanteur français de renom, Serge Gainsbourg fut l’un des artistes les plus prolifiques de son époque. Ce poète maudit et provocateur, qui a laissé derrière lui une oeuvre musicale impressionnante, s’est imposé comme l’un des artistes français les plus populaires.

Les débuts de Serge Gainsbourg

Le goût de la musique, Serge Gainsbourg va l’acquérir grâce à son père, Joseph Ginsburg, pianiste confirmé. C’est en effet lui qui va l’initier au piano, à la musique classique et au jazz. Après son service militaire, où il a appris à jouer de la guitare, le petit Lucien s’occupe d’enfants et va commencer à composer des chansons qu’il interprétera lors de veillées. Ce dernier est aussi un grand fan de peinture. D’ailleurs, avant de commencer sa carrière dans la musique, Lucien Ginsburg voulait se lancer dans une carrière de peintre, très vite abandonnée. Vers l’âge de trente ans, il court de bal en cabaret pour y jouer soit de la guitare, soit du piano. Le 1er juillet 1954, il est admis à l’examen de la SACEM et y dépose quelques chansons, avec le pseudonyme Julien Grix. Durant les deux années qui suivent, il se retrouve pianiste et chef d’orchestre de Madame Arthur. Par la suite, il fait la connaissance du cabaret Milord l’Arsouille, où il y signera un contrat. C’est là qu’il voit pour la première Boris Viant se produire. Cet épisode sera un déclic pour lui. Régulièrement le jeune Lucien accompagne Michèle Arnaud au piano et décide par la même occasion de prendre pour nom de scène Serge Gainsbourg. C’est alors qu’il finira par être très vite repéré par différents directeurs artistiques et signera son premier contrat avec la maison de disque Philips.

Les premiers succès de Serge Gainsbourg

Le 3 septembre 1958, Serge Gainsbourg sort son premier 33 tours “Du chant à la lune”. L’album étonne mais ne parvient pas à devenir un succès commercial et sera tout de même récompensé du prix de l’académie de Charles Cros. Serge Gainsbourg fait alors les premières parties de Brel ou Gréco mais se fait rejeter par le public, notamment à cause de son physique. Il débute alors une collaboration avec Juliette Gréco et connaîtra son premier succès à l’automne 1962, avec “La Javanaise”. Au milieu des années 60, Serge Gainsbourg sort un album jazz, qui lui tient particulièrement à coeur, “Gainsbourg Confidentiel”. Malheureusement pour lui, l’album ne se vend qu’à 1 500 exemplaires ! L’album suivant, “Gainsbourg Percussions”, qui sortira dans la foulée, sera du même acabit pour celui que l’on surnomme dorénavant “l’homme à la tête de chou”. La vague yéyé s’étant bien installée, Gainsbourg sait qu’il doit s’adapter. S’enchaînent alors les succès. Tout d’abord avec Juliette Gréco et “La Javanaise” notamment. Puis, avec Françoise Hardy et “Comment te dire adieu”. Mais là où Serge Gainsbourg va connaître son premier très grand succès, c’est à l’occasion de l’Eurovision. Avec France Gall, il va enfin réussir à se mettre à la page, lui composant notamment les titres “N’écoute pas les idoles” et “Laisse tomber les filles”. Le tournant interviendra donc en 1965, le soir du concours de l’Eurovision, lorsque France Gall remporte le concours après avoir interprété une chanson écrite par Serge Gainsbourg, “Poupée de cire poupée de son”. Le titre devient rapidement un tube international et s’installe sur toutes les ondes françaises. Voulant surfer sur cette vague de succès Gainsbourg écrit deux nouvelles chansons pour France Gall, “Baby Pop” et “Sucettes à l’anis”. Largement mis en avant dans l’émission “Salut les copains”, Serge Gainsbourg a gagné son ticket d’entrée chez les yéyés.

Serge Gainsbourg un homme à femmes

Durant l’année 1966, Serge Gainsbourg collabore avec Brigitte Bardot. Compositeur de grand talent, Gainsbourg va offrir deux succès à Bardot. Le premier, “Harley Davidson”, qu’elle interprétera seule puis, “Bonny and Clyde”, que les deux artistes interpréteront en duo. Ces derniers iront même plus loin, entamant une courte relation amoureuse. Malheureusement pour Gainsbourg, cette idylle ne durera pas et Brigitte Bardot mettra en terme à leur relation. Abattu, Serge Gainsbourg sombre dans la dépression et écrit l’album “Initiales B.B”, en souvenir de cet amour éphémère. Cette même année 66, il écrit une nouvelle chanson pour Françoise Hardy, qui deviendra elle aussi un grand succès, “Comment te dire adieu”. Celle qui va recoller les morceaux brisés du coeur de Serge Gainsbourg c’est Jane Birkin, qu’il rencontre sur le tournage d’un film. Agée de seulement vingt ans, la jeune Jane chante avec lui sur la bande originale du film. Cette dernière, qui réussit à charmer Gainsbourg, devient sa muse et chante avec lui, en duo, la chanson “69, année érotique”. Dans une époque bien pensante, le tube est interdit d’antenne dans de nombreux pays, comme “Les Sucettes” avant lui. Jane Birkin inspire tellement Serge Gainsbourg, que sera elle qui sera à l’origine de l’un des plus grands succès de l’artiste, l’album “Histoire de Mélodie Nelson”, sorti en 1971. La presse est dithyrambique et qualifie même l’album de “premier poème symphonique de l’âge pop” !

Les années Ginsbarre

Cette même année 1971, Serge Gainsbourg et Jane Birkin donnent naissance à une petite fille, la jeune Charlotte. Durant cette période, Serge Gainsbourg compose ce qui sera le premier album de Jane Birkin, “Di doo dah”. C’est aussi à ce moment-là que Gainsbourg commence à cultiver un personnage provocateur, fumeur et buveur, qu’il gardera jusqu’à la fin de sa vie, Gainsbarre. En 1973, au moment de l’enregistrement de l’album “Vu de l’extérieur”, qui comporte le titre phare “Je suis venu te dire que je m’en vais”, Serge Gainsbourg est victime de sa première attaque cardiaque. Les médecins le préviennent alors qu’il faut qu’il ralentisse son train de vie trop excessif. Deux ans, plus tard, alors qu’il tourne son premier film en tant que réalisateur, “Je t’aime moi non plus”, sort l’album “Rock around the bunker”. Ce dernier sera boycotté par les médias à cause notamment des textes irrévérencieux de Gainsbourg et fera un véritable flop. Durant la deuxième moitié des années 70, Serge Gainsbourg délaisse la composition pour la gent féminine et se rapproche de la gent masculine, notamment d’Alain Chanfort, pour qui il écrira l’album “Rock’n rose”. Gainsbourg en profite pour sortir un nouvel album, “L’homme à la tête de chou”, qui sera unanimement salué par le public et la presse. En 1978, le titre “Sea, sex and sun” devient le tube de l’été, la bande originale des Bronzés qu’il a composée fait un carton et le nouvel album de Jane Brikin, “Ex fan des sixties” s’arrache. Jamais à l’abri d’une nouvelle polémique, Gainsbarre sort l’album “Kingston en Jamaïque”. Mais plus que l’album, c’est une chanson qui va réellement faire parler d’elle, “Aux armes et caetera”, reprenant les paroles de La Marseillaise sur un rythme reggae.

Serge Gainsbourg compositeur

Au début des années 80, Serge Gainsbourg continu ses excès de drogue et d’alcool. A bout, Jane Birkin décide de la quitter. Nouveau coup dur pour Gainsbourg qui sombre une nouvelle fois dans la dépression et boit sans interruption. Cependant, le talent ne le quitte pas et Gainsbourg continue l’exercice qu’il sait le mieux faire, la composition. C’est pourquoi il écrit la bande originale et joue dans le film “Je vous aime” en compagnie de Catherine Deneuve. Véritable collaboratrice, avec elle, Gainsbourg interprétera “Dieu est un fumeur de Havane”. Plus même, c’est lui qui lui écrira l’album “Souviens toi de m’oublier”. En plus d’être un compositeur de renom, Serge Gainsbourg est aussi un dénicheur de talent. C’est en effet lui qui va faire de l’actrice Isabelle Adjani, une chanteuse le temps d’un titre, “Pull marine”. En 1984, malgré le fait qu’il ne soit plus en couple avec Jane Birkin, ce dernier lui écrit tout de même l’album “Baby alone in babylone”. Durant cette année, Gainsbourg enregistre ce qui deviendra la meilleure vente de sa carrière, l’album aux sonorités funk, “Love on the beat”. C’est d’ailleurs sur cet album qu’il partage le titre “Lemon incest” avec sa fille Charlotte. Fou de sa fille, Serge Gainsbourg la mettra en scène dans le film “Charlotte for Ever” et lui écrira même son premier album. En 1987 Serge Gainsbourg sort ce qui sera son dernier album “You’re under arrest” mais il continue tout de même de composer. Il écrira entre autres un album, “Variations sur le même t’aime”, pour une jeune chanteuse du nom de Vanessa Paradis et composera “White and Black blues” en faveur de Joëlle Ursulle pour le concours de l’Eurovision. Le 2 mars 1991, à la suite de sa cinquième crise cardiaque, Serge Gainsbourg meurt dans son sommeil, dans le septième arrondissement de Paris.


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